Eduquer son chien : les bases

La bonne éducation

En même temps que l'on apprend à un chien à revenir lorsqu'on le lui commande, on lui enseigne la bonne éducation. Il n'y a pas de communauté possible avec un chien dans un appartement ou dans une maison de campagne sans une délimitation des droits et des prérogatives de chacun.

J'ai connu un paralysé qui avait voulu se faire un compagnon d'un setter anglais. Ne pouvant l'éduquer, il fut obligé de s'en défaire au bout d'un an. La vie commune était devenue absolument impossible.

Il existe aux Etats-Unis, des écoles de dressage où maîtres et chiens se rendent chaque semaine. On y apprend aux uns et aux autres, le moyen de vivre agréablement ensemble sans se gêner mutuellement. Les ordres et les mouvements sont expliqués aux maîtres et aux chiens et un programme d'exercice est donné à exécuter dans l'intervalle des leçons.

Une amie américaine m'a appris que ces écoles étaient très nombreuses et très fréquentées. Les cours se subdivisent en 5 classes donnant lieu chacune à un examen de passage.

Elle avait fréquenté quelque temps l'une de ces écoles et s'était arrêtée après la troisième classe où l'examen portait déjà sur un « couché » de 5 minutes au milieu d'autres chiens et en l'absence du maître.

Les chiens aiment apprendre et être éduqués

Les animaux sont enchantés d'assister à ces cours et attendent avec impatience le moment de s'y rendre. La fin de la cinquième classe donne lieu à l'attribution d'un diplôme suffisamment apprécié pour valoriser de façon très importante le prix de vente éventuel du chien.

Le jeune chiot est rapidement envahissant si, très tôt on ne fixe pas des limites à son exubérance. Il ne doit pas en particulier, monter sur les fauteuils et les meubles. Si on le laisse agir à sa guise, il a vite fait de commettre toutes sortes de dégâts.

On lui réserve donc un coin où l'on installe sa couverture, son tapis ou son coussin et, dès qu'il se couche ailleurs, on le ramène à cet endroit. S'il choisit un fauteuil, ce qui est le cas le plus fréquent, on renverse celui-ci brusquement sans rien dire ou on enlève rapidement le coussin pour faire tomber le chien. Il saura bientôt qu'il ne peut vivre en paix qu'à l'endroit qu'on lui destine.

Eduquer son chien pour les transports en voiture

Cette façon de procéder a un autre avantage, elle prépare l'éducation en voiture. Le chien est en effet un charmant compagnon de voyage à la condition qu'il reste à la place qu'on lui désigne et qu'il ne cherche pas à partager avec son maître celle du conducteur.

On n'oublie pas lorsqu'il est habitué à sa couverture ou à son coussin, d'emporter ceux-ci et de les placer où l'on désire qu'il s'installe. Ceci est commode aussi bien en auto qu'en déplacement ou en exposition. L'animal est toujours plus calme lorsqu’il retrouve l’objet familier qui lui sert normalement pour se coucher.

Le rappel

On a débuté l’éducation du chien et il est temps maintenant de voir un ordre très important à savoir le rappel. C’est la base de l’éducation canine et pour pouvoir lâcher son chien en toute sécurité, il doit être parfaitement maitrisé.

Pour débuter dans les meilleurs conditions, il est impératif d’effectuer cet exercice dans un lieu clôturé afin que le chien ne puisse s’échapper car admettons qu’il fugue, vous n’aurez aucun moyen de le récupérer.

Il est d'abord une idée primordiale à bien retenir, elle est valable tout au long du dressage. Un ordre doit toujours être exprimé avec le même mot ou la même locution. On choisit un commandement et l'on ne doit plus jamais en changer. Sa répétition fréquente provoque chez le chien un réflexe qui entraîne l'obéissance.

Les commandements habituels commencent par le nom du chien suivi des mots « ICI » ou « AU PIED. » Les propriétaires de chiens de chasse adoptent généralement le premier et disent à leur élève : « MEDOR ICI » tandis que les propriétaires de chiens de défense diront « MEDOR AU PIED ». Le nom du chien prononcé avant l'ordre est absolument indispensable. Il sert d'avertissement et signifie « attention ». Il a pour but d'éviter la surprise.

Les règlements de l'armée prévoient toujours une progression des commandements. Ils supposent même l'homme moins intelligent que le chien car il n'est pas rare qu'ils envisagent trois temps. Ainsi pour mettre une troupe en marche, il faut trois commandements successifs, qui sont d'abord « GARDE A VOUS » — puis « EN AVANT » et enfin « MARCHE ». Si d'un seul coup on commandait « MARCHE » on n'obtiendrait rien de précis et même avec certitude un tamponnement général sur toute la colonne.

Le chien a donc besoin d'un préavis et c'est l'appel de son nom qui est chargé de le lui donner. Une autre erreur consiste à accompagner l'ordre de toute une périphrase.

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